Réfection d'un étrier de frein AR

Contribution de Henri MARC

 Dépose de l'étrier

Etrier après dépose, plaquettes encore en place


Etrier après dépose des plaquettes

  • Desserrer le frein à main et déposer la patte de maintient du cable qui est vissée à l'étrier (clé de 13).
  • Dévisser le flexible de frein, le remplacer s'il comporte des fissures dans le caoutchouc de la durit.
  • Dévisser les deux vis de maintien de l'étrier (clé de 19).
  • Ne pas repousser les plaquettes, faire glisser l'étrier sur le disque.

 Démontage de l'étrier
Une fois l'étrier sur l'établi, dégager délicatement le capuchon en caoutchouc protégeant l'embase de l'étrier (on ne peut pas l'enlever complètement, il est maintenu par la came du frein à main). Ôter ensuite le circlip de maintien de la came du frein à main.

A l'aide d'un poussoir (en bronze) repousser la came du frein à main en tapotant légèrement avec un marteau. On peut ainsi dégager complètement le cache en caoutchouc.

Attention à ne pas perdre la petite pièce intermédiaire entre la came et la vis poussoir de frein à main.

Déposer également le ressort de rappel de la came de frein à main.



A l'aide d'une pince, dévisser le système de poussoir du piston commandé par la came du frein à main.

Agir délicatement pour ne pas rayer ou casser cette pièce. Eventuellement, user de dégrippant efficace et de mordaches sur la pince.

Sortir la vis avec ses rondelles (faisant office de ressort de rappel).

Changer systématiquement tous les joints : cache poussière du piston, capuchon en caoutchouc arrière, joint section carré du piston et joint torique de la vis sans fin.


Bombarder le piston au dégrippant puis à l'aide d'une barre appropriée (barre d'un serre-joint dans le cas présent), faire tourner le piston dans son logement afin de le décoincer (gauche/droite, gauche/droite).


Si le piston a du mal à sortir, on peut employer un serre-joint muni d'une tige en bronze ou autre métal doux (vieux tournevis au bout arrondi au touret) d'un petit diamètre pour passer au travers du pas de vis intérieur (dans lequel la vis sans fin vient se loger). En serrant progressivement le serre-joint, le piston doit sortir. Pour l'aider, laisser le serre-joint en pression et donner des mouvements rotatifs au piston avec la barre s'adaptant à l'encoche du piston.
 Remise en état
Bon nettoyage de l'ensemble à l'acool à brûler pour enlever les résidus de liquide de frein, puis au gazole, essence 95 puis essence C pour le dégraissage.
Plaquettes encore bonnes ? Un petit coup de papier de verre pour leur redonner du mordant.

Toutes les pièces après un bon nettoyage et remplacement des pièces défectueuses.

  • Vis sans fin
  • Piston
  • Rondelles bellevilles (rondelles concaves)
  • Ressort de rappel de came

Si le piston présente des rayures ou une ovalisation, le remplacer.

Si la vis sans fin présente une usure, la remplacer.

A part si elles sont en très bon état, remplacer systématiquement les rondelles bellevilles.

Si le ressort est cassé ou présente une marque d'usure, le remplacer.

Examiner attentivement les pièces mécaniques suivantes :
 Remontage de l'étrier
Remettre en place le piston (avec un joint intérieur neuf !) en l'enduisant de liquide de freins pour faciliter son introduction.

Enfoncer le piston jusqu'au fond.

Le positionner longitudinalement par rapport à l'étrier.

Important : positionner la petite rainure, parallèle au gros marquage sur le piston, coté vis de purge.

Revisser complètement la vis sans fin avec ses rondelles puis contrôler que la position du piston est inchangée.

Vérifier que le piston coulisse librement en appuyant légèrement sur la vis sans fin et en renfoncant le piston à fond.

Mettre en place le ressort de la came du frein à main dans le haut de l'étrier.

Attention au sens ! Il doit bien ramener la came du frein à main !

Introduire la came du frein à main dans le premier trou SANS OUBLIER LE CACHE EN CAOUTCHOUC.

Là va se poser le problème qui consiste à comprimer les rondelles-ressorts pour introduire la came du frein à main dans son logement final ainsi que la petite came-entretoise (à ne pas perdre au démontage) qui s'interpose entre la vis sans fin et la came du frein à main.

Il existe plusieurs systèmes ingénieux et donc pour apporter une pierre au moulin, je propose une alternative qui demande un peu plus d'effort de fabrication, mais qui est très agréable à utiliser pour les feignants (dont je suis).

Lorsque j'ai vu le prix d'un modèle ordinaire du commerce, j'ai récemment réalisé de mes propres mains un lève soupapes à l'aide d'un serre-joint (j'aime bien les serre-joints) pour la réfection d'une culasse de moto .

Il s'agit d'un tube en inox (pied de table) d'environ 6 cm échancré à la disqueuse et soudé sur l'embout du serre-joint (la petite rondelle en bout du pas de vis), un fer-plat à été introduit dans le manche du serre-joint pour augmenter la force imprimée (plus de précision et surtout moins de fatigue !



Ce dispositif permet donc de comprimer suffisamment les rondelles et l'échancrure pratiquée dans le tube du lève soupape autorise la mise en place de la petite entretoise (en s'aidant éventuellement d'une pince à long bec) et de la came du frein à main sans effort.

Au besoin, enfoncer la vis légèrement la vis sans fin une fois les rondelles comprimées.


Il suffit ensuite de crocheter le ressort de rappel dans la gorge de la came du frein à main (pour cela actionner la came de frein à main pour faciliter l'accrochage du ressort), et de remettre le circlip en bout de came.

Bien tartiner la partie mobile de l'étrier de graisse (haute température obligatoire !) avant de remettre le capuchon.
  • Voilà ! J'espère que je n'ai rien oublié. Bon courage à tous !